Le programme et les invités de la journée du 5 octobre 2021

Sont pressentis en tant qu’intervenants pour la douzième édition de l’Assemblée des Médias les professionnels suivants…

10h30 : OUVERTURE DES PORTES

11h  : « ETHIQUE ET INFORMATION »

Animateurs :

Christine KELLY, Journaliste CNEWS
Patrick BEZIER, Président d’Audiens Care

Présentation du débat :

La France est le pays le plus doté en chaînes d’informations et pourtant le doute s’est emparé des téléspectateurs, auditeurs, citoyens.

Les règles éthiques en vigueurs garantissent-elles aujourd’hui les objectifs d’une information de qualité, digne de l’attente de nos concitoyens dont le quart de la consommation médiatique, il faut le rappeler, se passe désormais sur les smartphones ?

L’intolérance, le mépris, sont-ils les nouvelles marques des plateaux télés et radios et quid des réseaux sociaux dans le domaine de l’information ?

Au lieu de rejeter, de cloisonner, bâillonner, comment espérer des lieux d’informations vraiment impartiaux et ouverts ?

Comment garantir la liberté d’informer dans un contexte de concurrence multimédias, où la course au scoop se heurte aux intérêts partisans et au respect des faits ?

Telles sont les questions en débat, dans la table ronde, qui réunira des experts et professionnels de l’information, du régulateur français, du droit et de la jurisprudence en évolution, de la médiation et de la déontologie.

Le sujet s’est imposé à l’assemblée des médias cette année, qui, avec sa présidente, Jessica Miri-Marcheteau, a sollicité légitimement les spécialistes et les experts pour créer cet espace essentiel à nos sociétés contemporaines, où l’audimat ne serait être que le seul objectif à atteindre. Peut-on en espérer autre chose ?

Les entrepreneurs de presse au sein de la loi d’informations constatent un bouleversement de leurs fondamentaux quand à la prolifération des sources dites d’informations et sur la crédibilité vis à vis du public et du citoyen.

L’éthique renvoie depuis toujours à un impératif catégorique, quelles règles doivent respecter les journalistes, les entreprises des médias, pour quelles soient libres, comprises, utiles, hiérarchisées, responsables ?

Le respect de la vie privée, le respect du droit à l’information, la liberté d’expression, sont-ils garantis aujourd’hui ? Et comment peut-on les garantir dans un monde GAFAmisé ?

Dans le domaine de l’information, les réseaux sociaux construisent-ils les nouveaux narcisses ou alors sont ils le terreau de nouveaux gourous ?

Intervenants :

Carole BIENAIME BESSE, Membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel
Gérard CARREYROU, Journaliste
• Eric GARANDEAU, Directeur des Affaires Publiques Tiktok France

• Kathleen GROSSET, Présidente du Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM)
Baptiste PREZIOSO, Fondateur et avocat Mayer Prezioso

12h – 12h30  : Focus sur la nouvelle génération de créateurs « GENERATION 2021 » de Christian MOGUEROU, Journaliste, producteur et écrivain 

Intervenants : 

Jean-Baptiste AUBARD
Johan AUDY
Axel BLANGIS
Lucas FOURQUET
Virgil TRON

12h30 : FIN DU DEBAT – PAUSE

15h « LE MONDE D’APRES… »

Animateur :

Thierry HAPPE, Président de Netexplo

Présentation du débat :

Le monde de demain : la grande mutation, apocalypse des médias ou épiphanie des marques ?

La pandémie a plus que jamais renforcé l’utilisation individuelle des médias.

Dans la suite de la révolution digitale et de la montée en puissance apparemment irréversible des grandes plateformes de contenus et des réseaux sociaux, chacun a aujourd’hui accès à ses contenus propres et à des formes diversifiées de médias personnels.

A travers eux, tout particulier peut, s’il en a le talent et l’ambition, se hisser au niveau d’émission des grandes marques et devenir acteur de référence au même titre qu’elles. Cette disproportion des voix est sans précédent dans l’histoire des médias.

Que nous réserve cette nouvelle redistribution des cartes ?

Les médias tels que nous les connaissons ont-ils encore un avenir ?

Intervenants :

Jean-Louis BLOT, Président d’EndemolShine France
• Pascale BREUGNOT, Dirigeante Red Mama Productions

• Pierre CATTAN, Fondateur et Producteur Smallbang
Laure DARCOS, Sénatrice de l’Essonne, Vice-Présidente de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication
Pascale MAZELLA DI BOSCO, Psychanalyste

• Frédéric STENZ, Ecrivain et Fondateur de Naemes

16h30 1er volet : « SERIES et PLATEFORMES : Un nouveau modèle ? »

Animateurs :

René BONNELL, Economiste et écrivain
François MARGOLIN, Producteur et réalisateur 

Présentation du débat par René Bonnell :

Du producteur au façonnier, du cinéaste au téléaste. Une économie de la commande.

Avec leurs centaines de millions d’abonnés et leur irrésistible dissémination mondiale, les plateformes ébranlent l’industrie du cinéma et de la télévision. On mesure déjà l’impact d’une telle situation sans encore bien en anticiper les effets à long terme.  

Pour élaborer leurs séries, les plateformes ont mis en place une économie de la commande qui industrialise la création et la production. Le cinéaste devient un chef de fabrication qui respecte un cahier des charges, le producteur un façonnier qui livre un produit normé. Cela permet de changer de réalisateur en cours de saison sans mettre en péril l’homogénéité des épisodes.

Dans ce contexte, le cinéma peut et doit demeurer un espace artisanal de singularité et d’originalité à forte valeur ajoutée de production. Il lui faut tenir le rang de la haute couture qui sait inspirer la confection. RB

Présentation du débat par François Margolin :

Le COVID et les confinements qu’il a entraînés dans la plupart des pays du monde a accéléré de manière considérable l’adhésion du public aux différentes plateformes. Et, en premier lieu, à leur « tête de gondole »: les séries. Des séries venues du monde entier et diffusées dans le monde entier.

C’est un autre mode de création qui prend ainsi le pouvoir où le réalisateur n’est plus le roi, où le diffuseur et le « showrunner » imposent leurs règles. En même temps, avec ces nouvelles durées, c’est une nouvelle façon de raconter des histoires qui se développe. Va-t’elle apporter plus de liberté ou seulement plus de contraintes? C’est ce que nous ne savons pas encore. Comme le disait Pierre Dac: « Les prévisions sont difficiles surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. »

Intervenants :

Thomas ANARGYROS, Président de l’USPA et Président de Mediawan Studio
Marco CHERQUI, Producteur CPB Films
Isabelle DEGEORGESDirectrice Gaumont Television France
Bibiane GODFROID, Présidente Groupe Newen Studios
Laurence HERSZBERG, Directrice Générale Festival Series Mania
Nora MELHLI, Présidente du Bureau Audiovisuel du SPI
Lionel UZAN, Directeur Général Federation Entertainment

17h30 2ème volet : « CINEMA : Menaces sur la chronologie des médias… »

Animateurs : 

René BONNELL, Economiste et écrivain
François MARGOLIN, Producteur et réalisateur

Présentation du débat par René Bonnell : 

La guerre des espaces. Coup de poker contre le côté obscur de la force.

Jusqu’ici les négociations récurrentes sur la chronologie des médias sacrifiaient à la dramaturgie mais finissaient par aboutir. L’évolution de la technologie de la diffusion permettait à chacun des marchés d’exploiter au mieux son pré-carré en respectant un dogme « Ce qui est bon pour Canal Plus est bon pour le cinéma français ».

Depuis une trentaine d’années, une sorte de paix armée s’était instituée au sein de cette République raisonnable. Puis a peu à peu émergé l’Empire des plateformes manipulant le côté obscur et imprévisible de la force et fait craindre ses effets potentiellement ravageurs sur le code de bonne conduite de cette République.

Soumises aux contraintes de la régulation, les plateformes s’estiment mal à l’aise dans leur fenêtre et voudraient la remonter dans le temps. Canal Plus qui se sent attaqué sur son segment est vent debout devant cette éventualité et menace de se transformer en plateforme pour bénéficier de son régime d’obligations de production plus avantageux à ses yeux.  

Dans ce contexte, l’industrie du cinéma qui souhaiterait conserver toutes ses sources de financement est dans l’expectative. Un décret, pour l’instant dans les tiroirs, pourrait dessiner une chronologie des médias qui cherche à minimiser les désaccords. RB

Présentation du débat par François Margolin : 

Depuis plus de trente ans, le système de financement du cinéma français repose sur ce que l’on appelle « la chronologie des médias », un système bien huilé qui n’existe que dans notre pays, et qui a permis à l’ »exception culturelle française » de favoriser notre création. Or, sous les coups de butoir répétés du COVID, qui a provoqué une accumulation gigantesque de films à distribuer, et des plateformes, qui financent et proposent, à travers le monde, des films qui n’ont plus besoin de sortir en salles, le modèle français a bien du mal à résister. Le plus gros contributeur à notre production, le groupe Canal+ se demande s’il ne devrait pas se transformer en plateforme, tandis que les exploitants de salle s’inquiètent pour leurs recettes. La France pourra-t’elle survivre dans ce nouveau monde audiovisuel globalisé? Ou se transformera-t’elle en l’irréductible « village gaulois » d’Astérix?

Intervenants :

Sophie DULAC, Présidente Sophie Dulac Productions
Yves ELALOUF, Vice-Président Warner Bros Entertainment
Victor HADIDA, Directeur Général Metropolitan Filmexport, Président de la Fédération Nationale des Editeurs de Films (FNEF)
Jean LABADIE, Président Directeur Général, Le Pacte
Alain SUSSFELD, Ex-Président Directeur Général d’UGC

Remise du trophée de l’assemblée des médias et du 7ème art à Sophie Dulac, présidente d’honneur de cette douzième édition

19h LE GRAND DEBAT animé et proposé par PASCAL ROGARD, Directeur Général de la SACD

Dialogue entre Madame Delphine Ernotte Cunci, Présidente Directrice Générale de France Télévisions, Présidente de l’Union Européenne de Radio-Télévision et Monsieur Roch-Olivier Maistre, Président du CSA sur le paysage audiovisuel français et européen.

20h30 : FIN DU DEBAT